La mysophobie, la peur des microbes, comment s’en débarrasser ?

Il est vrai que la mysophobie gâche la vie de la personne qui en est atteinte. Peur continuelle des microbes et de toutes formes de saletés, ça l’empêche de s’épanouir dans sa vie quotidienne. À chaque risque de contamination, le mysophobe contracte une réaction de peur panique presque ineffaçable. Comment faire donc pour s’en défaire ?

Quels moyens pour pallier cette peur maladive ?

Déjà que vaincre une simple phobie n’est pas une chose facile. Alors que cette fois-ci, il s’agit de la peur que son environnement n’altère son bien-être. La tâche sera plus difficile. Poussière en vue, simple odeur de transpiration, petite tâche de rien du tout sur les vêtements et les mysophobes développent une telle imagination qu’il est presque impossible de leur sortir l’idée de la tête. Néanmoins, grâce aux prouesses et aux avancées actuelles dans le domaine psychologique, cette phobie des bactéries peut bel et bien être traitée, voire éradiquée.

Qui pour le faire ?

La mysophobie se manifeste à travers une peur maladive de contamination. La personne va penser que l’environnement qui l’entoure présente des risques graves pour sa santé. Que tout objet est infesté de microbes, pouvant nuire à son bien-être. La peur des bactéries s’est installée profondément dans le subconscient de l’individu. C’est sur ce point donc qu’il va falloir travailler. Et qui de mieux pour mener à bien cette tâche qu’un psychologue ou un psychiatre. Lui seul dispose de toutes les compétences nécessaires pour arriver à décerner les dysfonctionnements psychiques de la personne et ensuite y remédier.

Comment se passe la thérapie de la mysophobie ?

Il faut savoir que la plupart des phobies, dont la peur des microbes, sont générées par le cerveau reptilien. C’est cette partie du cerveau qui gère les mécanismes de survie comme la respiration, la faim ou encore la fuite. Lorsque l’individu a fait face à une situation qui l’a perturbé psychologiquement, à la naissance ou durant son enfance, il a pu inconsciemment perdre connaissance. Et le cerveau a enregistré cette situation comme étant un danger de mort. Les odeurs, les stimuli visuels et les sons associés à cet événement seront donc perçus comme un danger potentiel. À chaque fois que la personne est exposée à un de ces éléments, elle va être ramenée à cette idée de danger de mort. Ce qui entraîne la mysophobie.

Le thérapeute va commencer par travailler sur ce point particulier. Le cerveau reptilien doit être remodelé de façon à accepter la situation telle quelle et qu’elle ne présente pas de danger potentiel. Comment ? En exposant directement l’individu à sa phobie des microbes et en l’amenant à croire que le danger est écarté. Cela se fait à travers plusieurs séances et il faut être patient pour en apprécier les résultats. Durant les nombreux entretiens, la personne aura à faire des exercices de respiration et de reconnexion avec ses sensations. Le thérapeute sera toujours présent pour lui conseiller. À terme, le patient peut se prendre en charge tout seul grâce aux recommandations fournies par le thérapeute.